Les signes du retour du sauveur

« Voici, il vient avec les nuées et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui.

Oui, Amen !

Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant. »

Apo 1:7-8

LA FIN DES TEMPS LE REGNE DE DIEU

Que signifie la fin des temps ?

Avant-propos : le texte qui suit correspond aux conclusions d’une analyse que j’ai effectuée à partir d’innombrables documents que je ne peux évidemment pas tous citer ici.

Croire en Dieu, préalable indispensable.

Il faut d’abord procéder à un préambule avant d’entrer dans le vif du sujet : pour aborder un sujet aussi grave que la Fin des Temps ou la Fin du Monde, il faut préalablement croire en Dieu, c’est-à-dire à une entité surnaturelle supérieure et invisible.

Impossible de vous référer aux Mayas, aux Egyptiens, ou même aux indiens Hopis, et encore moins aux prophéties de la Bible et à l’Apocalypse, sans croire en Dieu.

Car toutes ces civilisations, j’aurai même tendance à dire toutes LES civilisations, formulent des prophéties en fonction d’un ou de plusieurs dieux.

Pas de prophéties sans Dieu, car pas d’explication de ce qui pourrait (ou doit) nous arriver sans Dieu.

Sinon, il ne vous reste que le hasard et l’observation scientifique.

Dans les deux cas, difficile de faire des prévisions, mis à part, par exemple, observer une comète, et calculer ses chances de venir nous percuter selon sa trajectoire et sa vitesse.

Car l’observation scientifique ne peut faire de calculs qu’à partir de ce qui est, et effectuer des projections dans l’avenir en fonction de ses connaissances.

Connaissances forcément limitées et calculs souvent erronés.

Bref, la science n’émet que des hypothèses, valables jusqu’à preuve du contraire.

Et comme l’explique très bien Dominique Tassot, à propos des travaux sur l’origine de la terre, « il ne s’agit pas de science réelle, de connaissance fondée sur les faits eux-mêmes, mais de la reconstitution hypothétique d’un phénomène qui n’a jamais été observé. »

Donc si vous êtes athée et que vous ne croyez pas en Dieu ni au surnaturel, stoppez votre lecture maintenant : tout va bien, et tant que la NASA n’aura pas trouvé une météorite menaçant de détruire la planète Terre, il n’y a pas lieu d’être inquiet.

Si Dieu existe, le Diable aussi.

Pour les autres, et pour tous ceux qui admettent le surnaturel, il faut prendre en compte un deuxième élément, indissociable au premier : s’il y a un Dieu, en général réputé bon, il y a aussi son contraire : un esprit mauvais.

Cette constante se retrouve là aussi dans toutes les civilisations.

Que l’on soit polythéiste ou monothéiste, le Dieu principal est réputé bon, ce qui ne l’empêche pas d’être exigeant, susceptible, et quelquefois colérique.

De même que la roche tarpéienne est proche du capitole, le Dieu-bon peut se transformer en Dieu vengeur.

Et pourquoi Dieu se fâche-t-il contre les hommes ?

Parce que l’esprit maudit, le Malin, met tout en œuvre pour que les hommes se détournent de Dieu.

L’esprit mauvais, le Diable, le Démon, le Malin, le prince des ténèbres, Lucifer, Satan, tout ceci désigne une autre entité surnaturelle, dont la réalité est acquise par la plupart des religions.

Son origine nous est expliquée par la Bible : parmi les anges de Dieu, celui qui était la plus brillante et la plus intelligente des créatures divines, Lucifer, l’ange de lumière (son nom veut dire littéralement « Porteur de lumière »), se rebelle contre Dieu.

Apprenant qu’il devra aussi servir un homme, Jésus-Christ, deuxième personne de la Sainte Trinité, il refuse : « non serviam », autrement dit « je ne m’abaisserai pas à servir un homme, fut-il Dieu ».

Un tiers des plus brillantes phalanges célestes le suivent dans la rébellion.

Ceci est très important car Lucifer va vouloir se venger de Dieu en s’en prenant à la créature que celui-ci aime le plus et qu’il a créée à son image : l’Homme.

D’où la haine de Lucifer pour l’homme et son acharnement à le détruire.

William Guy Carr, dans son livre « Satan prince de ce monde », précise que Lucifer « est un pur esprit.

En tant que tel, il n’a pas d’âge, il est indestructible.

Il a des pouvoirs et des facultés qui dépassent de loin l’entendement humain.

Il en use à des fins égoïstes et mauvaises. »

Quand vous étudiez de plus près le satanisme, vous découvrez que Lucifer est entouré d’anges malfaisants, dont les plus connus sont Satan (bras droit de Lucifer et « prince de ce monde »), Baal-Zéboub (ou Belzébuth), Asmodée, Astaroth, Astarté, Moloch, Hermès, Ariel etc…

Pour la commodité du propos, nous désignerons tout ce joli monde sous les vocables du diable, du démon ou de Lucifer, leur chef.

Pourquoi Dieu laisse-t-il le diable agir ?

Là aussi, laissons William Guy Carr (« Satan prince de ce monde ») nous éclairer : « Il y a beaucoup de choses que Dieu n’a pas permis à l’esprit humain de comprendre.

Notre présence sur terre est une mise à l’épreuve.

L’intelligence et le libre arbitre nous ont été donnés pour déterminer si nous voulons adorer Dieu et le servir de notre plein gré pour l’éternité ou nous livrer littéralement au démon. »

En fait, notre présence sur terre n’est qu’un passage, un prélude à une vie future que l’on nous prédit éternelle et heureuse.

L’univers est donc dominé par deux puissances surnaturelles qui s’affrontent.

Dans cette terrible bataille, l’homme n’a pas le choix.

Comme le disait le tribun Messala à Judas Ben-Hur dans le film « Ben-Hur » : « Soit tu m’aides, soit tu me combats.

Tu n’as pas d’autre choix : Tu es avec moi ou contre moi. ».

Or c’est exactement cela ; la position neutre n’existe pas.

Qu’on le veuille on non, on se place forcément dans un camp ou dans l’autre.

Avec des nuances, bien sûr, mais le résultat est le même : il faut choisir, consciemment ou inconsciemment.

Différence entre fin des temps et fin du monde.

Maintenant que le constat est fait et que nous avons conscience que nous sommes malgré nous au milieu d’un gigantesque combat qui en réalité se passe autant dans le ciel que sur terre, qu’est ce qui est prévu pour l’humanité ?

Eh bien c’est là que les prophéties et les saintes écritures (la bible, entre autres) entrent en ligne de compte.

Elles nous éclairent sur le plan de Dieu et sur ses projets.

Lucifer, de son côté, car il « singe » Dieu en permanence, agit de même et formule lui aussi des prophéties, son prophète le plus important étant sans conteste Albert Pike.

La Bible, les prophéties qu’elle contient, et notamment le livre de l’Apocalypse et de nombreux livres commentant ou analysant ces sujets, m’ont permis de dégager quelques lignes fortes :

La terre va durer 7000 ans.

La vie de l’homme sur terre est prévue pour durer 7000 ans.

Le 7 est le chiffre parfait, le chiffre de Dieu.

La bible est constituée de 70 livres, le plan de Dieu dans l’Apocalypse est découpé en 7 églises, 7 coupes, 7 trompettes, 7 sceaux etc…

Dieu a créé la terre en 6 jours et s’est reposé le septième nous dit la Genèse.

Ainsi est découpée la semaine : 6 jours pour l’homme, le dernier pour Dieu.

Ainsi en sera-t-il du monde : 6000 ans pour les hommes, le dernier millénaire correspondant en réalité à… l’éternité.

Les deux derniers chapitres de l’Apocalypse sont clairs, le Christ revient sur terre pour juger les vivants et les morts, après avoir éradiqué le mal dans sa totalité : les deux bêtes de l’Apocalypse ET le dragon (Satan) sont enfermés définitivement aux enfers.

Le nouveau monde qui se mettra en place sera occupé uniquement par les justes, il n’y entrera rien de souillé nous dit l’Apocalypse.

La fin des temps

La fin des temps est la période de transition entre les 6000 ans et la fin du monde.

C’est une période-clé car elle correspond à celle de l’Antéchrist qui, comme son nom l’indique, doit précéder le retour du Christ sur terre.

Les prophéties nous indiquent que progressivement Lucifer atteindra un tel pouvoir sur terre qu’il sera en mesure de placer à la tête du monde entier son « fils », c’est à dire un type d’homme bien particulier, l’homme adonné entièrement aux doctrines sataniques.

Cet homme, et la société qui va avec, s’appelle l’Antéchrist (qui précède le Christ) et l’Antichrist (qui s’oppose au Christ).

Ce pouvoir des forces du mal sera tel que « quand le Fils de l’homme viendra, trouvera- t-il la foi sur terre ? » (Luc 18.8)

Le règne de l’Antéchrist sera de courte durée (3 ans et demi nous dit l’Apocalypse) et à la fin, le ciel et la terre seront entièrement renouvelés et le mal éradiqué totalement, nous disent l’Apocalypse.

Ce règne de 3 ans et demi, ou 42 mois, sera écourté par le Seigneur, il nous l’a promis en Matthieu 24.

Or nous sommes dans les temps de l’Antéchrist.

Par conséquent la fin des temps sera suivie très vite de la fin du monde, plus exactement de ce monde.

La fin du monde

Après les grandes tribulations et la chute de l’Antéchrist et du dragon, Jésus-Christ revient sur une terre purifiée et renouvelée.

La totalité des hommes sera jugée définitivement (le Jugement Dernier).

Les justes prendront le chemin du paradis, et les réprouvés celui de l’enfer.

La totalité des hommes ressuscitera, bons et méchants, c’est la résurrection des morts.

La terre ne disparaîtra pas, mais elle sera totalement renouvelée et changée, un peu comme un retour au jardin d’Eden, mais sans la présence du mal et du tentateur.

C’est la Jérusalem céleste de l’Apocalypse.

C’est pourquoi il convient de parler de fin du monde, car celui-ci n’aura plus rien à voir avec l’ancien, et surtout il sera éternel et définitif.

Tout nous porte à croire que nous sommes dans la période dite de la Fin des temps.

Mais quel en est le calendrier ?

Seul un travail d’investigation au jour le jour permet de se tenir au courant des évolutions du monde et des signes qui nous sont donnés par la Providence.

Car même si le Seigneur nous a affirmé que nous ne connaîtrons ni le jour ni l’heure, il nous invite néanmoins à scruter les signes annonciateurs, signes dont il nous a donné la description et les clés.

L’histoire l’a prouvé par ailleurs.

Mais ce relatif échec ne prouve en rien que le principe biblique était mauvais, cela montre plutôt que c’était plus une pratique ou une technique qu’une position spirituelle.

La Croix est placée au cœur d’une lutte cosmique pour la maîtrise de la création.

A – Une lutte cosmique pour la maîtrise de la création

Le mot » cosmique » est utilisé dans le sens de supraterrestre, c’est- à -dire qui englobe la terre, les cieux et même au-delà.

Là on est en dehors du temps, dans l’Eternité, en dehors d’un lieu, dans l’Univers.

Il y a un aspect de la Croix qui va au-delà du rachat et de la rédemption.

L’effusion du sang, le rachat et la rédemption, par la Croix de Christ ont un rapport avec le temps et avec ce monde, en lien avec le péché de l’homme et son jugement.

Mais cette rédemption ne s’applique pas à Satan et à » ses anges déchus « .

La dernière chose dont parle la Bible au sujet de Satan, est qu’il sera jeté dans l’étang de feu et de soufre, aux siècles des siècles (Apocalypse 20:10).

La Gloire de Dieu dans l’Eglise durera aussi aux siècles des siècles (Ephésiens 3:21).

Au sujet des anges déchus, il est dit qu’ils seront prisonniers dans des chaînes, au cœur des ténèbres jusqu’au Grand Jour du Jugement.

Ils seront ensuite précipités dans les abîmes de l’Enfer, lieux réservés à ceux qui sont sous le Jugement éternel (2 Pierre 2:4).

Certains vont avoir du mal à comprendre qu’un Dieu infini, tout-puissant et éternel puisse se trouver dans un combat cosmique, comme s’Il ne pouvait pas d’une seule parole, ou d’un geste balayer et détruire tout ce qui se met sur son chemin.

Il faut bien se rappeler que la Création repose sur un fondement moral.

Dans la création, Dieu s’est lié Lui-même à des conditions morales et s’est positionné là où Son Autorité ne s’exerce que sur un terrain moral.

Il n’intervient pour le Salut que lorsque la base est en accord et en adéquation avec Sa nature morale.

Si la base est contraire et antagoniste à Sa nature morale, Ses interventions ont été et seront dans le sens du jugement et de la destruction.

La justification par la foi est effective ici parce que Dieu a pourvu et a protégé le terrain de Sa propre perfection morale en Son Fils Jésus-Christ, et ce terrain est renforcé par la foi en Lui.

Le rejet persistant et définitif de Christ et de la Justice de Dieu en Lui, place ceux que cela concerne dans une autre sphère, à laquelle l’Apôtre fait allusion en disant : » Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous persuadons les hommes… « (2 Corinthiens 5:11).

Ce mot » crainte » ici est beaucoup plus fort en grec : il s’agit de terreur ou de peur terrifiante !

De la même manière que Dieu a besoin d’un terrain favorable pour exercer ses bénédictions, sa puissance et son autorité, Satan a besoin d’un terrain favorable pour exercer son autorité.

Reprenez son terrain pour Dieu et Il ne pourra rien faire contre vous.

Tout le sens de la puissance par la sanctification réside là.

L’Evangile déclare que Jésus n’a pu faire de miracles et de prodiges dans un lieu précis à cause de leur incrédulité.

Le but de Satan pour gagner le terrain, c’est la corruption : par là il sait que Dieu n’y peut rien.

C’est une question morale.

Donc la bataille ne se situe pas entre 2 potentats sur des bases officielles, mais entre deux ordres moraux représentés par 2 seigneurs, l’un de la Justice, l’autre de l’injustice.

Ainsi la Croix va bien au-delà de la Rédemption et de l’effusion du Sang : elle place l’Eglise en position morale forte et en pleine autorité spirituelle, là où les forces mauvaises ont leur siège. »

Par la Croix, Il est plus que vainqueur et victorieux « , parce que la Croix a arraché à Satan sa base morale.

L’Eglise est un Corps céleste, qui se situe en dehors du domaine moral et spirituel de Satan :

» Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le Royaume du Fils de Son Amour » (Colossiens 1:13).

Du fait de son autorité spirituelle, l’Eglise doit se tenir sur tous les effets bénéfiques de la Croix, la puissance obtenue par la séparation, la mise à part et la sanctification.

Satan essaie par tous les moyens de corrompre l’Eglise.

La lutte contre les principautés et les pouvoirs (Ephésiens 6:12) n’est pas physique ; il ne s’agit pas d’obtenir une position plus élevée ; il s’agit de lutter contre les manigances, les manipulations et les pièges du diable, qui sont de deux sortes :

« ¢ avoir une prise pour » tirer les flèches » de l’accusation (pour renier notre justification par la foi),

« ¢ corrompre et séduire sur une base terrestre, charnelle et impure.

Ce qui montre clairement que l’armure du chrétien est morale et spirituelle.

L’Eglise n’apporte pas l’Evangile du salut au royaume de Satan, lui-même, mais seulement à ceux qui sont ses prisonniers, pour leur donner le choix d’en être délivrés ou de rester dans le même état.

Face aux puissances mauvaises, l’église est présente pour exprimer la Seigneurie morale de Jésus-Christ en vertu de Sa Croix, et pour exercer cette autorité de par sa position en Christ.

Cette position est la suivante : Avant que le monde existe, Dieu prévoyait de réunir toute la création sous une seule Tête, Son Fils.

C’était établi de manière irrévocable dans les plans éternels de Dieu.

Sachant que cet objectif ne pourrait être atteint, et que la foi, l’amour et la sainteté devaient y contribuer au mieux, ayant perçu l’avènement du mal et l’œuvre d’un système subversif,

Il planifiait contre ce système le triomphe ultime de » l’Agneau immolé depuis la fondation du monde « .

Le terrain de la puissance du diable a été repris par ce sacrifice, et le lien avec le plan de départ restauré par » toutes choses en Christ « .

L’Eglise a pris naissance sur le terrain de la Croix.

Il lui a été donné d’être la » Tête sur toutes choses par le moyen de l’Eglise qui est Son Corps, la plénitude de Celui qui remplit tout en tous » (Ephésiens 1:22-23).

L’Eglise s’est mise en action et a utilisé ses droits au-delà du monde temporel et psychique, dans le royaume spirituel de Satan, et cela a bien fonctionné… jusqu’à ce que l’Eglise connaisse un déclin dans sa position spirituelle et céleste.

La Croix reste toujours l’ » arme fatale » de l’Eglise, et le système du mal peut encore en subir les conséquences.

Il faut juste que l’Eglise réalise à nouveau :

le sens et la signification de la Croix, la place que la Croix a donnée à l’Eglise, l’offensive possible grâce à l’armure complète.

Chacun de ces sujets pourrait remplir un livre entier…

B – Position et puissance

Le mot le plus souvent utilisé dans les milieux évangéliques aujourd’hui, c’est le mot » puissance « .

On l’utilise » à toutes les sauces « , et les motivations à son sujet sont diverses et variées.

Inutile de polémiquer sur ce sujet et sur les prises de position engendrées ici et là …

Le Maître nous a dit clairement qu’avant que survienne la Pentecôte, d’autres choses importantes et vitales devaient se passer.

Avant que l’onction du Christ reçue au Jourdain ne soit transmise aux membres de Son Corps, l’Eglise, il était nécessaire qu’un baptême dans Sa mort, et une union avec Lui par l’ensevelissement du » corps de péché » ait lieu au préalable.

Sa mort a fermé la porte et tourné le dos à l’ancienne création, au » premier Adam » reconnu comme mort ; seul le » dernier Adam » pouvait recevoir la plénitude de Dieu.

Sous l’Ancienne Alliance, des instructions précises étaient données lorsqu’on oignait d’huile les serviteurs de Dieu.

Cette huile sainte ne pouvait en aucune façon être versée sur la chair de l’homme, et personne ne se serait risqué à le faire !

L’huile est toujours un symbole du Saint-Esprit et la » chair » un symbole de la vieille nature déchue d’Adam.

Dieu refuse catégoriquement que le Saint-Esprit soit déversé sur des hommes et des femmes refusant d’être crucifiés dans leur chair, dans leur nature.

La conformité à Sa mort est la seule voie conduisant à la puissance.

Tout ce qui nous motive dans la recherche de puissance sera testé par le feu.

Recherchons-nous l’influence, la popularité, la réputation, le prestige, la respectabilité, le succès, quelque chose appartenant au royaume de ce monde ?

On croit que nos motivations sont parfaitement pures, mais tant qu’on n’est pas mort à ce qui est décrit plus haut, tant qu’on ne se retrouve pas » incompris et rejeté par les hommes « , nos noms bafoués et calomniés, notre travail dévalorisé par les autres, est-ce qu’on a réellement confronté le vrai but et la vraie motivation de notre action pour Dieu ?

La plupart des hommes et des femmes qui ont été vraiment utilisés par Dieu sont passés par là.

Avant la Pentecôte, ce fut le Calvaire.

Avant le feu de Dieu, il faut un autel et un sacrifice qui consume tout.

Sans aucun doute les disciples de Jésus sont passés par la mort à leurs ambitions, à leurs attentes, à leur vision, à leur fierté,… lorsque leur Maître fut crucifié et qu’ils ont commencé à goûter cette mort chaque jour de leur vie sur terre.

Leurs visions, leurs conceptions, leurs idées, leurs méthodes, leur échelle de valeurs, leur influence, leur tempérament, leurs préjugés,… tout est passé au crible de cette mort !

Chaque baptême dans Sa mort les faisait entrer plus profondément dans Sa Vie de résurrection.

Chaque expérience était plus critique, plus cruciale, plus dévastatrice que la précédente : ils pouvaient se demander s’il allait encore leur rester quelque chose !

Mais la vie était de plus en plus abondante ! (voir Actes 10 ; 2 Corinthiens 1:8-10 ; etc.).

Toute puissance qui n’est pas la conséquence d’une mort profonde à la vie naturelle de l’individu ou de la communauté est une huile qui ressemble à la vraie, mais qui n’est pas la vraie, et en tout cas pas l’onction de Dieu.

Mais il y a un autre élément au sujet de cette position.

Dans ce monde et dans le domaine de la chair, Satan a des droits juridiques.

Christ est venu pour détruire son camp et pour posséder Lui-même ces droits.

Par le pouvoir de Sa Croix, qu’Il avait accepté dès son baptême, et sur la base de Sa position prédestinée et choisie par Dieu de » Prince de ce monde « , Christ possédait une autorité mystique qui fut reconnue à tous les niveaux et au-dessus de toute autorité.

Le mot grec » exousia » , traduit tantôt par » pouvoir » tantôt par » autorité « , a plutôt le sens de » juridiction » (étendue d’un pouvoir).

Ce mot apparaît 94 fois dans le Nouveau Testament, ce qui est très révélateur.

Satan proclamait posséder la juridiction du monde (Luc 4:6).

Christ n’a pas nié ce fait, mais sur la Croix, » à présent, le prince de ce monde est chassé « . Christ s’est ensuite levé triomphant en disant : » Toute juridiction m’a été donné dans les Cieux et sur la terre ; pour cette raison, allez par tout le monde et proclamez la Bonne Nouvelle » (Matthieu 28:18-19).

A la lumière de ce triomphe et parce qu’Il avait pris sa position, Il avait dit à ses disciples : » Voici je vous ai donné toute juridiction, tout pouvoir… sur toute la puissance de l’Ennemi » (Luc 10:19).

Le mot pour puissance de l’Ennemi est « dunamis », une force motrice, une dynamique.

Après avoir pris possession ce cette juridiction en tant que Fils de Dieu et en faveur de la race humaine, Il leur promet de recevoir » la puissance [dunamis] du Saint-Esprit » (Actes 1:8).

Il n’y aura jamais de DUNAMIS avant ou sans l’EXOUSIA, aucune force motrice et dynamique tant qu’il n’y a pas une position.

Dieu ne mettra Sa puissance que sur ceux qui seront en position d’autorité, ceux qui auront incorporé la mort, l’ensevelissement, la résurrection, l’ascension et le règne, en tant qu’expérience spirituelle.

La juridiction de Christ doit fonctionner de concert au travers les membres de Son Corps.

Christ a la juridiction, nous sommes incorporés à Lui si nous avons en tous points accepté et proclamé notre identification avec Lui, et ainsi, nous sommes devenus les instruments de cette autorité sur la force motrice et dynamique de l’ennemi à tous les niveaux où Sa victoire n’est pas reconnue.

Nous sommes capables de recevoir, par le discernement de la vie de l’Esprit, les indications d’En Haut pour commander à la situation, pour mettre l’œuvre de l’Ennemi hors d’état de nuire.

Le mot » détruire » dans le Nouveau Testament, signifie » mettre hors d’état de nuire « .

Il est toujours lié aux » œuvres de l’Ennemi « .

Il ne s’agit pas d’un vulgaire exorcisme, mais c’est efficace seulement si le Saint-Esprit prend l’initiative en nous et au travers de nous, pour nous » énergiser « .

Le sceau et l’onction du Saint-Esprit sur les premiers apôtres et les premiers chrétiens, étaient basés sur une union absolue avec leur Seigneur victorieux et la reconnaissance de leur autorité juridictionnelle sur Satan.

Galates 2:20 est pour toujours la clé de cette situation :

» J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi « .

C – La Croix et les Lieux Célestes

Une des déclarations les plus mystérieuses de l’Apôtre Paul se trouve dans Ephésiens 3:10 »

Afin que les dominations et les autorités dans les Lieux célestes puissent connaître aujourd’hui par l’Eglise, la Sagesse infinie de Dieu… « .

Cette déclaration implique au minimum qu’il a eu une révélation particulière, car une telle parole ne venait ni d’une étude, ni d’un raisonnement, ni d’une déduction.

Tout ce que cela signifie, nous l’ignorons, mais on peut discerner quelque chose ici.

Premièrement, il paraît difficile de croire que ces principautés et ces puissances sont les mêmes que celles dont il est question dans Ephésiens 6.

Pourquoi le Seigneur se plairait-Il à manifester Sa sagesse infinie aux puissances du mal ?

C’est difficile à croire !

Si Son plan suprême est l’expression et la manifestation de Sa Gloire dans l’univers, c’est pour que l’adoration, l’exaltation et la louange Lui reviennent, alors cette déclaration a peu de sens.

Dans ce verset, l’Eglise est représentée comme siégeant ensemble avec Christ dans les Lieux célestes, non pas au niveau des puissances du mal, mais au-dessus d’elles, parmi les anges.

Là , les intelligences qui ont une confiance absolue dans la sagesse et la capacité de Dieu sont tout à fait capables d’être instruites.

Elles sont conscientes des immenses problèmes générés par l’activité du diable et de la complicité humaine – les problèmes de la nature humaine corrompue, de son désespoir, de son péché, etc.

Ils sont certains que Dieu peut solutionner tout cela, mais il y a comme un suspense sur la façon dont Il va agir.

Ils présentent l’Eglise comme instrument de réponse.

Les membres de l’Eglise sont humainement aussi divers et variés en natures, tempéraments, personnalités,… qu’il y a de personnes.

En eux, par nature on trouve toutes les conséquences et tous les résultats de la Chute.

Puis la Grâce entre en action, les appelle, les choisit, les sauve, les sanctifie, les transforme » contre nature « .

Ils ne font plus ce qu’ils faisaient auparavant.

La Grâce opère et grandit chaque jour.

Ephésiens déclare que » dans les temps qui viennent, il montrera les richesses extraordinaires de Sa Grâce à notre égard en Jésus-Christ «.

Ainsi, l’Eglise et ses membres passent par toutes sortes d’épreuves, de tests, de persécutions, et leurs réactions, par la grâce de Dieu, sont bien différentes du fait de ne pas en avoir.

Là où les choses sont reconnues pour leur valeur et leur vrai sens, cette » sagesse infinie de Dieu » va faire en sorte que les principautés et les pouvoirs vont aller jusqu’à adorer et glorifier Dieu.

Et parce que l’Eglise Le sert de cette manière, elle est destinée à partager Sa Gloire.

Il est tout à fait clair que la Croix est reliée à tout cela :

« Au début, elle garantit le vase ou l’instrument pour Dieu, progressivement, elle investit de puissance pour ôter toutes les œuvres qui ne sont pas à Sa Gloire, la Croix donne la victoire au cœur de chaque déception et désillusion, la Croix rend triomphant au cœur de chaque adversité acceptée dans l’humilité et la douceur.

A cause de la solution ultime apportée par la Croix, tout ce qui peuple l’univers, les anges, les archanges et tous les hôtes du Ciel adorent Celui dont la sagesse insondable a trouvé son expression en :

« JÉSUS-CHRIST et JÉSUS-CHRIST CRUCIFIÉ. »

QU’EST – CE QUE LA TRIBULATION ?

Comment savons- nous que la Tribulation dure sept ans ?

La Tribulation est une période à venir de 7 ans pendant laquelle Dieu termine de discipliner Israël et conclut son jugement de ce monde incrédule. l`Église, composée de tous ceux qui ont mis leur confiance en la personne et l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ pour les sauver du péché, ne sera pas présente pendant la Tribulation.

L’Eglise sera retirée de la terre par un évènement nommé l’Enlèvement (1 Thessaloniciens 4:13-18 ; 1 Corinthiens 15:51-53).

L’Eglise est sauvée de la colère à venir (1 Thessaloniciens 5:9).

Au travers de la Bible, la Tribulation est désignée sous différents noms :

1) Le Jour du Seigneur (Esaïe 2:12 ; 13:6,9 ; Joël 1:15, 2:1,11,31, 3:14 ; 1 Thessaloniciens 5:2)

2) Jour du sacrifice ou de détresse (Deutéronome 4:30 ; Sophonie 1:1)

3) Grande Tribulation, qui fait référence à la seconde et plus intense moitié de la période de 7 ans (Matthieu 24:21)

4) Temps ou jour d’angoisse (Daniel 12:1 ; Sophonie 1:15)

5) Temps de détresse pour Jacob (Jérémie 30:7)

Comprendre Daniel 9:24-27 est nécessaire pour comprendre le dessein et la chronologie de la Tribulation.

Ce passage de Daniel parle de 70 semaines qui ont été déclarées “contre ton peuple”.

Le “peuple” de Daniel est le peuple juif, la nation d’Israël, et ce dont Daniel 9:24 parle est une période de temps que Dieu donne pour : “pour faire cesser la perversité et mettre un terme au péché, pour absoudre la faute et amener la justice éternelle, pour sceller vision et prophète et pour oindre un Saint des Saints.”.

Dieu déclare que “70 semaines” suffiront à accomplir toutes ces choses.

Il est important de comprendre que “70 semaines” ne sont pas les semaines de 7 jours que nous connaissons.

Le mot hébreu (heptad) traduit comme semaine dans Daniel 9:24-27 signifie littéralement “7” et 70 semaines littéralement 70 sept (70 fois 7).

La période de temps dont parle Dieu est en fait 70 fois sept années ou 490 années.

C’est confirmé dans une autre partie du passage de Daniel.

Dans les versets 25 et 26, il est dit que le Messie sera retranché “7 semaines et 62 semaines” (69 semaines en tout) après le début de la reconstruction de Jérusalem.

En d’autres termes, 69 fois sept ans (483 ans) après le décret de reconstruction de Jérusalem, le Messie sera retranché.

Les historiens bibliques confirment qu’il s’est bien écoulé 483 ans entre le décret de reconstruction de Jérusalem et la crucifixion de Jésus.

La plupart des savants chrétiens, quelle que soit leur perspective eschatologique (évènements à venir), souscrivent à cette interprétation des 70 semaines de Daniel.

483 ans étant passé entre le décret de reconstruction de Jérusalem et le retranchement du Messie, il reste donc 1 fois sept pour accomplir la prophétie de Daniel 9:24 pour : “pour faire cesser la perversité et mettre un terme au péché, pour absoudre la faute et amener la justice éternelle, pour sceller vision et prophète et pour oindre un Saint des Saints.”.

Cette période finale de 7 ans est le temps de la Tribulation – un temps durant lequel Dieu jugera Israël pour ses péchés.

Daniel 9:27 nous donne des points-clé de cette période de Tribulation de 7 ans. Daniel 9:27 dit : “Il imposera une alliance à une multitude pendant un septénaire, et pendant la moitié du septénaire, il fera cesser sacrifice et oblation ; sur l’aile des abominations, il y aura un dévastateur et cela, jusqu’à ce que l’anéantissement décrété fonde sur le dévastateur.”.

La personne dont parle ce verset est la personne dont Jésus dit “Quand donc vous verrez installé dans le lieu saint l’Abominable Dévastateur, dont a parlé le prophète Daniel, –que le lecteur comprenne ! –” (Matthieu 24:15) et qui est nommé la Bête dans Apocalypse 13.

Daniel 9:27 dit que la bête fera une alliance pour une semaine (7 ans), mais qu’au milieu de cette semaine (3½ ans après le début de la Tribulation), il rompra l’alliance mettant fin aux sacrifices et offrandes de grain.

Apocalypse 13 explique que la bête mettra une image de lui-même dans le temple et exigera que le monde l’adore.

Apocalypse 13:5 dit que cela durera 42 mois, ce qui fait 3½ ans.

Comme Daniel 9:27 dit que cela adviendra au milieu de la semaine et qu’Apocalypse 13:5 dit que la bête fera cela pour une période de 42 semaines, il est aisé de conclure que la durée totale est de 84 mois ou 7 ans.

Remarquez aussi Daniel 7:25 où “une période, deux périodes et une demi-période” (une période = 1 an, deux périodes = 2 ans et une demi-période = ½ an ; total 3½ ans) fait aussi référence à la Grande Tribulation, la seconde moitié de la période de 7 ans de Tribulation quand “l’Abominable Dévastateur” sera au pouvoir.

Pour d’autres références sur la Tribulation, lisez Apocalypse 11:2-3 qui mentionne 1’260 jours et 42 mois et Daniel 12:11-12 qui mentionne 1’290 et 1’335 jours, toutes ces durées faisant référence à la moitié de la période de la Tribulation.

Les jours additionnels dans Daniel 12 incluent peut-être le temps pour le jugement des nations (Matthieu 25:31-46) et le temps pour la mise en place du royaume millénaire du Christ (Apocalypse 20:4-6).

LA BATAILLE D’ARMAGUEDON

Le terme « Armageddon » vient de l’hébreu Har-Magedone, qui signifie « Montagne de Meguiddo,» et est devenu synonyme de la future bataille au cours de laquelle Dieu interviendra et détruira les armées de l’Antéchrist, comme annoncé par les prophéties bibliques (Apocalypse 16.16, 20.1-3, 7-10).

Une multitude de personnes seront engagées dans cette bataille : toutes les nations s’assembleront pour combattre Christ.

L’emplacement exact de la vallée d’Armageddon n’est pas clair, parce qu’il n’y a pas de montagne appelée Meguiddo.

Cependant, puisque le mot « har » signifie aussi « colline,» son emplacement le plus vraisemblable est la région montagneuse qui entoure la plaine de Megiddo, à quelque 100 km au nord de Jérusalem.

Plus de 200 batailles ont déjà eu lieu dans cette région.

La plaine de Meguiddo, ainsi que la plaine voisine d’Esdraelon, seront l’épicentre de cette bataille, qui se propagera tout au long de la frontière d’Israël, jusqu’à la ville édomite de Bosra, au sud (Ésaïe 63.1).

La vallée d’Armageddon s’était déjà fait connaître au cours de l’histoire d’Israël, à l’occasion de deux grandes victoires :

(1) La victoire de Barak sur les Cananéens (Juges 4.15) et

(2) La victoire de Gédéon sur les Madianites (Juges 7).

Elle a aussi été le site de deux grandes tragédies :

(1) La mort de Saül et de ses fils (1 Samuel 31.8) et (2) la mort du roi Josias (2 Rois 23.29-30, 2 Chroniques 35.22).

À cause de son histoire, la vallée d’Armageddon est devenue un symbole du conflit entre Dieu et les forces du mal.

Le terme « Armageddon » n’est employé qu’en Apocalypse 16.16 : « Ils les rassemblèrent à l’endroit appelé en hébreu Armageddon. »

Il s’agit d’un rassemblement des rois restés fidèles à l’Antéchrist et pour l’assaut final contre Israël.

À Armageddon, « la coupe du vin de son ardente colère [de Dieu] » (Apocalypse 16.19) sera déversée et l’Antéchrist avec ceux qui le suivent seront renversés et vaincus.

« Armageddon » est devenu un terme qui fait référence de manière plus générale à la fin du monde, non plus uniquement à la bataille de la plaine de Meguiddo.